Hulot, Darmanin : Emmanuel Macron défend bec et ongles ses ministres

15 Février, 2018, 16:10 | Auteur: Gerard Affre
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"On veut que les dirigeants soient exemplaires, on s'est donné des règles, il y a des contre-pouvoirs qui sont légitimes et qui permettent que ces règles fonctionnent bien mais quand le but des contre-pouvoirs finit par être de détruire ceux qui exercent le pouvoir sans qu'il y ait de limites ni de principes, ce n'est plus une version équilibrée de la démocratie", a-t-il souligné. "Je souhaite un service obligatoire, ouvert aux femmes et aux hommes " pouvant avoir " une ouverture sur la chose militaire ", mais " dont la forme pourra être civique ". Lors d'une rencontre avec l'association de la presse présidentielle tenue à Paris ce mardi 13 février au soir, le chef de l'Etat a de nouveau soutenu ses ministres, Nicolas Hulot et Gérald Darmanin, respectivement visés par des accusations de viol et de violences sexuelles. "Si des plaintes classées sans suite peuvent " conduire à écarter ou faire sortir du gouvernement " un ministre ou à l'empêcher d'exercer, " cela devient une forme de République du soupçon où tout se vaut ", a prévenu le locataire de l'Élysée.

Interrogé sur les craintes des Français sur leur pouvoir d'achat, visibles dans les sondages, il a écarté catégoriquement toute "réponse rapide" par la "dépense publique".

"Il a admis par ailleurs avoir " échoué " à tenir sa promesse de l'automne qu'il n'y ait plus personne dans la rue pour la fin de l'année, rejetant la faute sur un afflux de migrants".

"On a échoué là-dessus car il y a eu une pression migratoire forte en fin de trimestre", a-t-il dit.

Interrogé sur le recours au référendum pour tout ou partie de cette réforme, notamment face à un blocage du Sénat, Emmanuel Macron a assuré qu'il n'avait pas fait de "choix" donc qu'il n'avait "pas d'annonce" à faire en ce sens.

C'est lorsque il aborde l'international que Macron gonfle le torse et tente de se faire Jupiter, répétant qu'il s'est engagé avec fermeté à frapper le régime syrien si l'utilisation des armes chimiques est " avérée". "La ligne rouge sera respectée", a dit le président de la République. "Nous frapperons", a-t-il martelé, même si pour l'instant la preuve n'est pas établie. Le chef de l'Etat a également détaillé sa stratégie pour les futures élections européennes de 2019, expliquant vouloir recomposer le paysage politique de l'UE en créant une nouvelle force politique progressiste qui puisse mobiliser y compris au sein des partis européens actuels.

"Il imagine déjà " structurer son propre groupe " en " fédérant d'autres mouvements". "Je ne suis pas l'enfant naturel de temps calmes de la vie politique, je suis le fruit d'une forme de brutalité de l'Histoire, une effraction, car la France était malheureuse et inquiète", a décliné Emmanuel Macron, avant d'ajouter: " si j'oublie ça", alors " ce sera le début de l'épreuve ".

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