L'inflation accélère à 0,5% en janvier, les marchés s'inquiètent — USA

15 Février, 2018, 16:49 | Auteur: Nathanaël Gerin
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L'indice des prix à la consommation (CPI) hors éléments volatils que sont l'alimentation et l'énergie a augmenté de 0,3% le mois dernier, sa plus forte progression depuis janvier 2017, a annoncé mercredi le département du Travail.

Les indices européens sont passés dans le rouge à 14h30, à la suite de la publication des chiffres de l'inflation aux Etats-Unis.

Les loyers ont poursuivi leur hausse (+0,2%) en janvier.

Les Bourses mondiales ont subi la semaine dernière de fortes baisses après la publication de chiffres montrant une hausse des salaires aux Etats-Unis ce qui avait attisé les craintes d'une accélération de l'inflation. Sur un an, l'inflation sous-jacente est de 1,8%.

Sur un an, l'indice a progressé de 2,1%, ce qui, comme en décembre, est un peu au-dessus de la cible de 2% la Réserve fédérale (Fed). La Banque centrale prend toutefois davantage en compte l'autre indice PCE basé sur les dépenses réelles des consommateurs qui est généralement plus faible que le CPI.

Les économistes s'attendaient à une hausse de 0,3% sur un mois et de 1,9% sur un an. Les analystes misaient sur une avancée de 0,2%. En décembre, il avait augmenté de 0,2% sur un mois et de 2,1% aussi sur un an.

Ces chiffres alimentent les spéculations sur une accentuation de la normalisation monétaire menée par la Fed qui pourrait désormais opter pour 4 hausses des taux cette année au lieu de 3.

'Nous sommes en train de normaliser graduellement notre politique' monétaire, a-t-il dit, répétant le principe de hausses progressives prôné par sa prédécesseure Janet Yellen, non reconduite par Donald Trump. Mais Janet Yellen a toujours estimé que ce n'était que temporaire. A la surprise des analystes, les consommateurs américains ont été frileux en janvier.

Le ministère a par ailleurs publié le coût du salaire horaire moyen qui s'est replié de 0,2% en janvier, effaçant la hausse de décembre.

'Ce sont clairement des chiffres épouvantables', a estimé Chris Low, économiste pour FTN Financial. 'Pour maintenir une demande solide, les ménages ont besoin de revenus à dépenser.

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